Hormis lorsqu'il s'agit d'exercices, il faut toujours enregistrer le son avec un appareil externe au micro de la caméra. Celui-ci n'est jamais très bon et ne permet pas de capter les sons ou les dialogues lorsque vous vous trouvez loin de la source sonore.
Il existe plusieurs types de micro adaptés à tous les types de situations de tournage. Aussi, il peut être difficile de s'y retrouver.
Voici les différents types de micro :





En fonction de la directivité du micro choisi, sa sensibilité ne sera pas la même. Certains sont réglables, mais il faut connaître les possibilités pour ne pas perdre en qualité. Le meilleur choix reste l'hypercardioïde. Rapportez-vous à ce schéma pour comprendre les différents types de directivité possibles.
Le cardioïde est souvent utilisé pour le chant car il capte tout ce qui se trouve devant lui.
L'hypercardioïde est plus étroit, mais a le défaut de capter un peu à l'arrière du micro.
Quand on utilise une perche, on va privilégier le canon pour capter les dialogues. De plus, comme il capte loin devant lui, c'est très pratique pour ne pas voir la perche dans le champ.
L'omnidirectionnel est utilisé pour capter les sons d'ambiance car il enregistre tout autour de lui.
Le bidirectionnel, lui, enregistre à l'avant et à l'arrière. On va l'utiliser si on veut capter la résonance d'une voix dans un lieu particulier.
Vous pourrez rencontrer 4 types de câbles pour connecter vos micros filaires :



Il n'y a pas de secret dans le choix de la perche : il faut qu'elle soit légère et maniable.
Il est nécessaire, cependant, de connaître quelques petits trucs pour s'en servir efficacement :
Tous les mouvements de la perche, et surtout le vent quand on est en extérieur, sont captés par le micro. On utilise donc des bonnettes pour protéger le micro.
Il en existe différentes sortes selon les besoins :

On n'hésitera pas non plus à utiliser une suspension pour amortir toutes les vibrations. Il suffit d'insérer le micro à l'intérieur.
Très pratiques, ils peuvent complètement remplacer les micros traditionnels et offrent plusieurs fonctionnalités qui facilitent la vie sur un tournage.
Ils sont autonomes, c'est-à-dire qu'ils fonctionnent sur batterie ou piles, qu'ils possèdent des microphones, un écran pour suivre les volumes et les réglages et une entrée de carte SD pour stocker les enregistrements.
Ils possèdent tous des entrées XLR, ce qui fait qu'on peut y connecter la plupart des micros raccordés à des perches. Les enregistreurs peuvent parfois alimenter les micros externes (grâce à la fonction Phantom). On y trouve aussi des entrées minijack pour les micro-cravates, les micros HF, etc.
Ils peuvent se fixer directement sur la perche pour agir en tant que micro, sur la caméra elle-même ou, si l'on y branche un lavalier, à un micro HF.
Traditionnellement, la claquette (ou clap) est associée au son au cinéma car c'est l'instrument qui permet au monteur à la fois d'identifier les prises et de synchroniser les pistes vidéo avec les pistes audio des micros. On filme face à la caméra le claquement de la partie supérieure et amovible de l'accessoire et on lui fera correspondre le pic sonore de ce même claquement sur la piste audio.
Aujourd'hui, les logiciels de montage sont souvent capables de synchroniser automatiquement les prises audio externes en les comparant avec le son issu du micro de la caméra.
Pour l'identification, les informations importantes et à ne surtout jamais oublier sont : Scène, Plan et Prise. Le numéro de scène correspond à celui inscrit sur le scénario, le numéro du plan à celui du découpage technique, et la prise au nombre d'essais de filmage de ce plan.
C'est le plus souvent le ou la scripte qui est chargé.e d'inscrire ces informations et d'en faire l'annonce comme suit : "Scène sur Plan, Prise" (exemple : 3 sur 8, deuxième) ; on peut également simplement édicter les informations (exemple : Scène 3, Plan 8, Prise 2).
Avoir un bon matériel est important, savoir positionner ses micros également, mais tout ça n'est que peu utile si l'on ne fait pas les bons réglages.

Sur les enregistreurs, on trouve un écran qui indique le niveau sonore. Il ne faut jamais qu'une voix par exemple s'approche du 0 dB(fs). Au-delà, le son sera saturé. Il vaut mieux se trouver autour de -18.
Il ne faut pas confondre le seuil de saturation, db(fs), avec les décibels, indiquées db(A), qui elles expriment l'intensité d'un son sur une échelle allant de 0, le seuil de ce qu'on peut entendre, à plus d'une centaine. Pour information, voici quelques référents.
Si vous pouvez choisir le format d'enregistrement, préférez toujours le format WAV qui ne compresse pas les fichiers. Ils ne perdent donc pas de qualité.
Sur l'écran au-dessus, le taux d'échantillonnage est réglé sur 44.1 kHz. Il s'agit du nombre d'échantillon par seconde de son. Ici, c'est une bonne moyenne (44 100 Hz). Vous pouvez l'augmenter pour affiner le son.
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